02.07.16 Castelanu Riviere Basse 5 Troupeaux

 

 

 

 

Castelnau riviere basse aerien

Castelnau rivierre basse

 

Castelnau riviere basse exterieur 1

 

 

 

 

 

 

Castelnau riviere basse interieur

5 ganaderos Jean Louis Darre (Astarac et Camino de Santiago), Jérôme Bonnet (Le Lartet), Pascal Fasolo (Malabat), Pierre et Philippe Bats (Alma Serena), Guillaume Bats (Casanueva).

 

 Astarac pour Baptiste Cissé (Ecole Richard Millan) : salut

 

Alma Serena pour Baptiste Cissé : une oreille

 

Le Lartet pour André Lagravère, El Galo : un avis et silence

 

Camino de Santiago pour André Lagravère, El Galo : vuelta au toro et deux oreilles

Malabat pour Antoine Madier : un avis et silence

 

Casanueva pour Antoine Madier : vuelta au toro et une oreille

 

 

Compte Rendu Corrida France ( Thierry Reboul)

 

 
 

Pour leur traditionnelle novillada (non piquée) concours, les organisateurs de Castelnau Rivière Basse ont fait appel aux six ganaderias implantées dans le Sud-Ouest. Il ne manque sur l’affiche que la toute récente ganaderia «L’Espera». Face à ces novillos gascons, trois jeunes toreros originaires eux aussi de la région, même si André Lagravère a la double nationalité mexicano-vicoise.

L’avantage de ce type de cartel, c’est la diversité des encastes et donc des comportements. Très bien présentés, même parfois trop compte tenu de la taille du ruedo, l’ensemble des erales sortis en piste ont été intéressants que ce soit par leur difficulté, par leur caste ou par leur noblesse.
Les toreros présents ont des styles et des maturités très différents. Ils ont tous les trois fait preuve d’une envie de toréer et de capacités qui ont contribué avec la qualité du bétail à entretenir l’intérêt tout au long de la course.

 

Baptiste Cissé

Le premier eral à sortir en piste est un Astarac. Dans le type de l’élevage, il met bien la tête dans la cape. Au contraire de Garrido et Castella, dimanche à Saint Sever, les trois toreros vont alterner à la cape avec pour le premier quite de bonnes lopesinas de Lagravère.
Après une première paire moyenne, Baptiste Cissé pose deux bonnes paires dont la dernière al violin. Le toro est noble et encasté. Comme souvent dans cette ganaderia, il se replace seul et répète dans la muleta au moindre cite. Il aura manqué à ce bicho, pour prétendre, à la victoire de passer aussi bien à gauche qu’il ne passait à droite. Débutant sur ce côté, Baptiste Cissé réalise de bonnes séries, certaines avec beaucoup de temple. A gauche, le toro vient moins bien et ne répète pas. Le torero termine sa faena par des derechazos et un final un peu accroché en réduisant les terrains. Contrairement à ces précédentes sorties, le torero tyrossais aura du mal à tuer et devra se contenter de saluer.

 

Andre Lagrave "El Galo"

Le second eral est un Lartet très charpenté et bien armé. Il ne baisse pas la tête dans la capote mais charge avec une certaine alegria. A la muleta, il va devenir très rapidement compliqué, l’alegria se changeant en violence et genio. Ce novillo aurait du être piqué. Pour compenser l’absence du piquero, El Galo le double longuement et avec force. Cela ne suffit pas à canaliser l’agressivité du toro qui prend rapidement le dessus sur un torero qui n’a ni l’expérience, ni l’autorité pour résoudre le problème posé. La mise à mort est laborieuse.

 

Antoine Madier

Sort en troisième un eral de la ganaderia Malabat, haut et très bien armé. S’il a le physique des Atanasio Fernandez, il en a aussi le comportement. Abanto au début, il sera compliqué en début de faena puis ira à mas, le jeune torero arrêtant peut-être trop tôt la faena juste après la série où le Malabat s’est le mieux impliqué. Antoine Madier toréait ce samedi sa troisième non piquée. Il a des dispositions, mais il manque de métier. Il a tendance à toréer trop vite, en retirant la muleta. Cela pose problème devant toutes les encastes, mais est rédhibitoire face à un Conde de la Corte. Il sera vaillant, appliqué mais il se fera dominer par son eral jusqu’à cette dernière série où il réussira enfin à poser son toreo. Comme ses deux collègues, Antoine tue mal.

En course camarguaise, les toros de la première partie sont sérieux et difficiles, ceux de la seconde plus brillants. Même scénario pour cette novillada, les trois derniers novillos sont sortis encastés mais avec une noblesse qui les rendaient plus exploitables pour de jeunes toreros.

 

Baptiste Cissé

Le quatrième est un joli chorreado d’Alma Serena (d’origine Luis Algarra). Il met bien la tête dans la capote. A la muleta, il est un peu tardo. Quand le torero le sollicite avec autorité, il répond avec une certaine noblesse. Il aurait nécessité que le torero lui « monte un peu plus dessus » pour le contraindre à plus s’investir. Baptiste Cissé commence à avoir du métier. Il a déjà toréé un eral à La Brède au comportement quasi similaire (un peu moins tardo que celui de Castelnau). Ce type de toro n’est pas celui qu’il affectionne le plus. Après avoir bien banderillé, il va quand même réussir à en tirer des passes bien faîtes mais isolées. Il conclura la faena par une très bonne série de passes à droite très bien liées. Il coupera la première oreille après une demie engagée et deux descabellos.

 

Andre Lagrave "El Galo"

Le cinquième est un eral du Camino de Santiago. Bien présenté, il aura quelques signes de faiblesse jusqu’en début de faena. Le toro est extrêmement noble, a beaucoup de fixité mais est limite soso. Il est intéressant pour le torero qui peut exploiter sa charge lente et franche pour développer une tauromachie « artistique ». C’est ce que va faire avec beaucoup de douceur et un très bon poignet gauche. On sent que le garçon a déjà du métier et qu’il possède un vrai sens artistique. La faena est belle, mais l’émotion ressentie l’est plus par la beauté gestuelle du torero que par l’affrontement entre l’homme et le toro. Il coupe deux oreilles qu’il promène en compagnie du ganadero Jean Louis Darré après que le novillo ait fait une vuelta.

 

Antoine Madier

Le sixième est un joli colorado de la ganaderia Casanueva (origine El Torreon). Il sera pour moi le meilleur novillo de l’après-midi. Il déborde d’énergie et de caste. Il répond avec alégria et noblesse, partant de loin, au moindre cite du torero. Il ne baissera pas de régime jusqu’au bout. On peut être à la fois content et déçu que ce novillo ait été attribué à Antoine Madier. Content parce que le landais mérite de toucher un tel novillo par son application et sa volonté de bien faire et qu’il a beaucoup appris face à un tel adversaire. Déçu parce qu’il n’a pas encore toutes les ficelles pour exploiter l’extraordinaire charge du novillo de Guillaume Bats. Antoine demande beaucoup à son opposant et le Casanueva a su répondre mais il lui manque encore cette capacité à peser sur le toro et à canaliser cette charge pleine de fougue et à faire de l’eral un partenaire. La faena est intéressante mais manque de dominio et est parfois brouillonne et en dessous des possibilités de l’eral. Au moment de l’épée, le toro a encore au moins vingt passes à donner, mais il commence à déborder le novillero. Encasté le toro tarde à tomber, le torero reçoit une oreille. Il associe les Bats père et fils dans sa vuelta. Bien entendu, la dépouille du toro a été honorée d’une vuelta al ruedo très applaudie.

 

 

Le jury déclare ex aequo les erales du Camino de Santiago et de Casanueva.

 

Fiche technique : Arènes de Castelnau Rivière Basse, novillada concours non piquée

Astarac pour Baptiste Cissé : salut
Le Lartet pour André Lagravère, El Galo : un avis et silence
Malabat pour Antoine Madier : un avis et silence
Alma Serena pour Baptiste Cissé : une oreille
Camino de Santiago pour André Lagravère, El Galo : vuelta au toro et deux oreilles
Casanueva pour Antoine Madier : vuelta au toro et une oreille

Vainqueurs du concours ex aequo les erales du Camino de Santiago et de Casanueva


Demi-arène sous les nuages.

 

Thierry Reboul

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Date de dernière mise à jour : 04/07/2016