Course Landaise Explications

 

 

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La Course Landaise, divertissement ancestral aux lointaines origines, jeu populaire, est reconnue aujourd'hui comme sport officiel.

Comme tous les jeux de l'arène, la course landaise relève d'un principe fondamental : l'opposition de l'adresse intelligente de l'homme à la force agressive de la bête sauvage. Ces bêtes, sœurs des taureaux combattus en corrida, appartiennent à des éleveurs appelés ganaderos et vivent dans la forêt de pins. Car contrairement aux taureaux, ces vaches dîtes Landaises, NE SONT PAS MISES A MORT et participent aux courses durant plusieurs années (Aucune lance, épée... n'est utilisée). La Course Landaise est uniquement une succession d'exercices acrobatiques, de gymnastique et d'adresse entre l'homme et la bête.

Les vaches, dîtes Landaises, sont utilisées dans le jeu depuis de nombreuses années. D'autres races de vaches et taureaux ont été essayés mais aucune n'a pu égaler la Vache Landaise en ce qui concerne l'agilité et le spectacle. C'est pourquoi ce sport est appelé "Courses de Vaches Landaises".

Ces vaches n'ont rien à voir avec les vaches de ferme. Elles étaient à l'origine des vaches sauvages des prairies d'Espagne, de la même race que les taureaux de Corrida. Elles sont maintenant élevées dans le Département des Landes spécialement à cet usage. Elles ne sont pas destinées à la consommation et ne produisent pas de lait. La différence entre la "Vache" et le "Taureau" s'explique le plus facilement par le poids. Une "Vache" pèse environ 250/300 kilos, est très rapide et agile alors qu'un "Taureau", pèse environ 575/625 kilos, n'est pas aussi agile mais lorsqu'il charge est comparable à un char militaire : impossible à arrêter.

Le sport consiste à provoquer l'animal et à l'esquiver adroitement. L'art réside dans l'attente extrême du danger, et, au dernier moment, écarter. D'où le nom d'écart donné à l'exercice et celui d'écarteur attribué aux pratiquants.

 

Les bovins utilisés ne sont pas des mâles mais des vaches. Les toréadors landais, vêtus de pantalons blancs et de vestons brodés de couleurs vives, ne sont pas armés. Ils ne cherchent ni à tuer, ni à blesser, ni même à toucher la vache qu’ils affrontent. Ils se contentent, après avoir provoqué sa charge, de l’esquiver, soit par un léger écart du corps, soit en bondissant spectaculairement par-dessus l’animal. C’est pourquoi les toréadors landais se répartissent en deux catégories : écarteurs et sauteurs.

  Pour limiter les accidents, les vaches sont emboulées ( des boules sont fixées au bout des cornes comme le montre la photo ci-dessous) et un homme, au moyen d’une longue corde attachée aux cornes, dévie quand il le faut la charge de l’animal.

 

  Au total, il s’agit donc d’un jeu, degré minimal de la tauromachie et plus ou moins assimilable à un sport. Il existe d’ailleurs des compétitions entre toreros landais et une fédération française de la course landaise.

 

Les figures :

 

   l'écart  


  Les sauts   

 

 

                                     

L'écart : Pour l'écart, l'écarteur attend l'animal les bras levés et lorsque la bête charge à quelques mètres de l'écarteur, ce dernier effectue un saut vertical, retombe à fleur de mufle et pivote à sa retombée au sol, la vache glissant dans le creux des reins.

L'écart-feinte : L'écart-feinte s'effectue dans le saut. La feinte procède des mêmes conditions. L'écarteur attend, immobile, les bras croisés. Par une légère inclinaison du tronc, il indique à la vache qu'il va tourner d'un côté et au moment où l'animal s'apprête à donner de la corne, il pivote subitement du côté opposé.

Le saut : Le sauteur peut prendre de l'élan : c'est le saut à la course. Il peut aussi attendre la vache et la franchir lorsqu'elle baisse la tête pour donner le coup de corne : c'est le saut à pieds joints, parfois effectué les pieds emprisonnés dans le béret, les jambes liées par la cravate. Il y a aussi le saut de l'ange, le saut périlleux, le saut périlleux vrillé.

La corde : La corde est indispensable tant pour amener la bête dans la ligne d'attaque que pour protéger parfois l'écarteur de cornes trop dangereuses. Il est à noter que lorsque les vaches sont jeunes, ignorantes du jeu, elles sortent sans corde.

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Date de dernière mise à jour : 28/12/2014