05.08.17 Parentis La Espera

Parentis en born 2

Parentis exterieur

 

 

 

Parentis interieur

La Selection

Le Culte du toro

Dans la première arène française de novilladas piquées (toros de moins de quatre ans) les aficionados viennent  retrouver une tauromachie faite d’authenticité de combat et d’émotion. Le toro est le protagoniste majeur de la feria. Une sélection de novilleros et trois novilladas se dérouleront les 5 et 6 Août.

Le Samedi 5 Août à 10h30 se déroulera la sélection « Coso de Parentis » devant 4 vaches de La Espera. Le colombien José Luis Vega, l’espagnol De La Fuente, le français Lucas Miñana et le mexicain Hector Guttierez se disputeront les 2 places de finalistes pour la novillada sans picadors du Dimanche matin.

Daniel De La Fuente

 

le français Lucas Miñana

le mexicain Hector Guttierez

Le colombien José Luis Vega

Compte Rendu CORRIDA FRANCE "Thierry Reboul"

Parentis (05/08/2017 - matinale) : La Espera peut espérer...

Même si les contingences économiques ont contraint les organisateurs parentissois à supprimer la novillada du dimanche matin, l’ADA a fait l’effort de la remplacer par une non piquée. Restant fidèles à leur ligne de conduite, ils ont décidé de faire appel à la ganaderia de Prieto de la Cal pour le bétail et d’offrir l’opportunité à quatre jeunes toreros de gagner leur place à l’affiche.

 

La San Bertomiu 2017 s’est donc ouverte par une tienta compétition arbitrée par trois vaches de la toute récente ganaderia La Espera et une d’Alma Serena. Jean François Majesté, le jeune ganadero, peut être satisfait de ses pupilles. Sur les trois vaches, l’une a été intéressante et une autre vraiment exceptionnelle. L’Alma Serena dans un style différent a permis au jeune novillero qui lui était opposé  de s’exprimer et de réaliser la meilleure faena de la matinée.

 

C’est devant des gradins bien garnis qu’est sortie la première vache. Bien présentée elle est accueilli de rodillas par Daniel de la Fuente. C’est là, la limite d’une tienta certamen où les novilleros doivent avant tout se faire repérer. Le public, composé de pas mal de néophytes, et c’est une bonne chose, a parfois perturbé par ses déplacements les tercios de piques. Toutefois cela n’a pas faussé l’analyse du ganadero, ni la compétition entre les élèves toreros. Si c’est le prix à payer pour promouvoir la tauromachie, le coût est bien faible par rapport au gain potentiel. Une animation au micro, avant et après chaque vache, serait un petit plus pour mieux faire comprendre les finesses de choses taurines à un public « débutant ». La vache est venue quatre fois au cheval, ne s’employant qu’à la troisième rencontre et sortant systématiquement seule. A la muleta, elle prend deux passes, les yeux vers le toril, et part systématiquement en querencia. A droite, De la Fuente arrive à lui tirer deux séries appliquées dans les tablas et une bonne série de naturelles en fin de faena. Le torero est volontaire, impliqué en tant que chef de lidia, mais n’a pas pu vraiment s’exprimer.

 

La seconde est attendue à porta gayola par Lucas Miñana. Elle est bien présentée mais est floja. Elle prend quatre piques en venant du centre de la piste, avec un temps d’hésitation mais en poussant sous le fer. A la muleta, elle est noble. Le biterrois, pas assez concentré sur la lidia, se fait accrocher lors des deux premières séries. La vache va à mas, ce dont Lucas profite pour déployer sa tauromachie élégante mais qui ne pèse pas encore assez sur la vache. C’est manifestement un torero artiste, il en possède les pré-requis. Il lui reste à progresser dans la lidia pour prendre plus l’ascendant sur son opposant. Il prendra un coup, une béquille à la cuisse, qui le gênera en fin de faena et lui vaudra un passage à l’infirmerie.

 

La troisième est une vache de la ganaderia Alma Serena. Elle manque un peu de force, mais vient quatre fois au cheval, partant de loin et poussant sous le fer. A la muleta, elle est noble avec un peu de piquant. Hector Guttierrez a de l’officio. Comme à Arzacq, il allonge au maximum la charge de son opposant. Aidé en cela par une ceinture et un poignet d’une grande souplesse, il grandit ainsi la vache et met en valeur ses qualités. Comme à Arzacq, on peut lui reprocher de toréer sur le bout de la muleta. Reste que sa prestation en fait un finaliste évident.

 

La quatrième vache, La Espera, parait rachitique. Mais ce qu’elle n’a pas dans les muscles, elle l’a dans le cœur. D’origine Jandilla / Garcia Jimenez elle prend, sans faiblir, cinq piques venant de loin, Elle vient à chaque fois au galop et met les reins au contact du fer. Très brave, elle est aussi très noble. A la muleta, bouche fermée, elle répond à la sollicitation du vuelo, tête basse et avec alegria. Face à cette grande vache, José Luis Vega ne laisse pas passer l’opportunité. Il enchaine de bonnes séries à droite et à gauche. Volontaire et appliqué, on peut juste lui reprocher de manquer un peu de profondeur. Aidé par sa partenaire, il gagne, sans contestation aucune, sa place pour la non piquée de dimanche matin.


Fiche technique :
Parentis en Born, tienta certamen, trois vaches de La Espera (1, 2,4) et Alma Serena (3)
Intéressantes les 2 et 3, exceptionnelle la 4 pour :

Daniel de La Fuente
Lucas Miñana
Hector Guttierez
Jose Luis Vega

Sont qualifies pour la non piquée de dimanche matin: Hector Guttierez et José Luis Vega

Thierry Reboul